Chronique de la terre volée

de Marie Dault | 2020 | France | 1h31 |

À Caracas, au Venezuela, les habitants des bidonvilles peuvent obtenir la propriété de la terre en échange de l’histoire de leur vie dans le quartier. Aux côtés des habitants du barrio « Brisas de la Santa Cruz » perché sur la plus haute colline de Caracas, nous verrons comment un décret de Chavez a permis la régularisation des gigantesques zones d’occupation sauvage de la ville et a enclenché l’écriture des « chroniques du barrio ». Une histoire populaire du passé de la cité qui se retrouve face au présent qui plonge peu à peu le pays dans la plus grave crise de son histoire.

L’avis du comité diffusion de CINA

Chronique de la terre volée est une très belle « Chronique du barrio », un rendu sensible d’une lutte pratiquant autogestion et démocratie participative, lutte animée par 2 femmes.
Le film, sans rien surligner, rend palpable les menaces d’expulsion, la gestion par les habitants des services refusés par l’état, le manque de nourriture qui depuis des années sévissent et plus récemment l’urgence, l’urgence d’obtenir les terres avant que le gouvernement de Maduro vacille…. 

Et dans ce portrait de lutte, la réalisatrice, avec une grande délicatesse, met en avant les femmes dont la figure essentielle d’entre elles, qui au nom et seulement au nom du collectif affrontent l’inertie et l’ineptie bureaucratiques. C’est beau à voir.

Marie Dault présente l’esquisse pour son projet Chroniques de la terre volée :

produit par Tell me Films et Pays des miroirs