Silent voice

de Reka Valerik | 2020 | France | 51′ |

Jeune espoir du MMA (Mixed Martial Arts) Khavaj a fui la Tchétchénie lorsque son frère a découvert son homosexualité et promis de le tuer, sous la pression des persécutions du régime de Kadyrov. Arrivé à Bruxelles, et devenu mutique face au choc de l’exil, le seul lien que Khavaj garde avec la Tchétchénie sont les messages vocaux que lui envoie sa mère.
Le film dépeint les premiers mois de Khavaj en Belgique où, en vivant dans l’anonymat le plus total pour échapper à la diaspora tchétchène, il va tenter de construire une nouvelle identité.

L’avis du comité diffusion de CINA

Silent voice est de ces films qui marquent, auxquels on pense encore longtemps après les avoir visionnés. Le film est dur, violent. De Khavaj on ne connaitra ni la voix, ni le visage. Seulement un corps qui à lui seul exprime toute la colère, la violence, la rage, mais aussi parfois la joie de celui qui tente de reconstruire sa vie dans l’exil. Et puis il y a les voix. Celle que l’on entend plus, la sienne, et celle dont les messages sur le répondeur rythment le film : la mère.

Silent voice nous parle de liberté et nous rappelle qu’ailleurs elle reste encore parfois à conquérir.

Production : Dublin Films