La disparition

de Jonathan Millet France, 2020, 57 min

Dans le nord du Pérou, au plus profond de la jungle amazonienne, Amadeo est le dernier Taushiro. Il est âgé, son corps est fatigué, il sait qu’il va bientôt mourir. Nous le suivons dans sa solitude et ses rituels. Il utilise sa langue native pour parler aux arbres, aux esprits des animaux qu’il chasse et à son frère décédé il y a des années.
En le suivant au plus près, le film laisse à penser un récit plus grand : la destruction de l’Amazonie, la disparition des peuples indigènes et de leurs  cultures.

L’avis de la commission Cinémas verts de CINA

Le film de Jonathan Millet nous emporte avec beaucoup de pudeur dans les tréfonds de la jungle amazonienne, à la rencontre d’Amadeo.

Nous sommes au nord du Pérou, et cet homme à la casquette et au dos voûté est le dernier Taushiro encore en vie. Dans un monde où tout va très vite, Amadeo prend le temps des rituels, des gestes lents et maîtrisés. Il sait vivre au rythme de la nature, puisqu’il en fait partie au même titre que les arbres, les animaux, ou les esprits qui l’entourent. Son corps vieillissant est filmé dans toute sa fragilité, et cela donne à voir, par analogie, la vulnérabilité de la nature elle-même. Le titre du film, La disparition, est lourd de sens. Jonathan Millet porte à l’écran une culture vouée à s’éteindre avec son dernier représentant. En un sens, les images du film viennent l’immortaliser.

Production : Dublin films

Un film soutenu par la Région Nouvelle-Aquitaine